Après une série de travaux systématiques sur les mobiles, H.D. se consacre à la création de mobiles colorés sur écran soutenus par des projections lumineuses. La sculpture devient alors partie intégrante des deux dimensions de l'écran - la lumière cassée est projetée sur une surface mobile. Recherches sur les techniques de Calder.
Passage de la sculpture à la peinture en commençant par la transcription picturale de mobiles sur toiles. Les rythmes et les rotations sont arrêtés par un carré à forte valence.
H.D. veut retrouver la ligne et l'ombre. Rencontre et travail internes avec deux peintres qui le marquent profondément : Evelyne Raab, élève de Lapicque et Suzanne Martin peintre et poète de l'École de Paris. Il étudie le dessin académique - crée des totems - Prend les thèmes de la Nature qu'il traite successivement au fusain, à l'aquarelle et à l'huile. La lumière vient du fond de la toile - le sujet est entre l'œil et la lumière.
Les voyages en avion transparaissent dans les toiles de cette période où il veut associer les structures imposées de la nature, les lignes géodésiques avec les reconstructions humaines des champs. Cette technique recoupe certaines recherches de Robert Delaunay.
Ces créations lui servent de refuge. Période explosive et sombre (« Toile du musée de Lille »), dans la ligne d'Ensor et de Munch. Rencontre de l'œuvre de Piaubert. Travaux sur les matériaux (huiles mélangées à des sables).
Une série de rêves précis et imposés le conduisent à peindre toute une série de tableaux blancs et noirs sur le Cosmos. Les résultats de ces rêves sont rapprochés d'études du Centre National d'Études Spatiales. En octobre rencontre avec le Cosmonaute russe Schonine (Soyouz 6).
Exposition particulière à la Galerie Aresta à Paris sur le Cosmos. H.D. travaille la lithographie à l'atelier de Cachan où il apprend en particulier les techniques des procédés sur zinc en collaboration avec Jean-Pierre Micayre. Création d'un carton de tapisserie de 3,20 m x 2,50 m sur le Cosmos. Rencontre du photographe Alain Auboiroux.
Début des sculptures intitulées « CAILLOUX COSMIQUES ET MÉTÉORITES IMAGINAIRES ». Série de photos sur les œuvres de H.D. par Alain Auboiroux. Conférence sur la peinture symboliste par H.D. prononcée dans un club de recherches philosophiques. Il étudie Gustave Moreau et les Préraphaélites. Rencontre avec le peintre Pages.
En juin, Artenal présente à la Foire de Bâle Art 10'79, 2 toiles et 1 sculpture de Husson-Dumoutier (Maison de France au Koweit). Création d'une sculpture interactive pour Dun & Bradstreet.
Ce tableau, intitulé « L'inconscient collectif », est inspiré par l'œuvre de Carl Gustav Jung, le contradicteur de Freud. Au centre du tableau, une zone réagit aux sons aigus et médiums, les parties situées en haut et en bas réagissent aux sons graves. Ce tableau est présenté à la télévision française dans plusieurs émissions sur Antenne 2 et notamment dans l'émission « Temps X » des frères Bogdanoff. Pour la première fois l'observateur voit sa voix. Le tableau réagit à tous les sons et suit leurs variations exactement dans toutes leurs nuances. Avec la musique l'effet est encore plus saisissant.
Après l'étude sur l'Espace, les recherches sur le Temps préoccupent H.D. Et, dans cet état d'esprit, un retour sur les principes qui avaient intéressé les peintres du Cubisme, le conduit à la création de tableaux construits puis déconstruits en fonction des différents moments de leur existence. Au lieu de saisir l'objet dans l'espace sous plusieurs angles, comme les cubistes, c'est le temps qui prédomine. Quand il s'agit, par exemple, d'objets fragiles c'est avant, puis après sa destruction, que l'objet apparaît sur l'œuvre.
À la demande du Conservateur du Musée de Villeneuve-d'Ascq, Pierre Chaigneau, H.D. construit un tableau qui suit ses propres effets. Intitulé « Actualités intemporelles », cette œuvre de 3 mètres sur 1m 60 réagit dès qu'une personne entre dans la pièce. Puis une bande sonore préenregistrée faisant intervenir les sons de la vie (cris de la naissance, comptines, bruits de mitraillettes, décollage d'une fusée Titan, sonate de Mozart), tous les sons qu'une vie enregistre au cours de son déroulement agissent successivement sur le tableau tant que la personne est présente dans la pièce. Dès qu'elle la quitte le tableau s'arrête. Ce tableau illustre le fait que tout spectateur est à la fois observateur et acteur involontaire des phénomènes de l'actualité. Premier voyage en Égypte et choc émotionnel intense d'H.D. qui commence dès son retour la suite égyptienne. Commande de la société Longchamp d'un tableau phono-sensible.
Exposition des premiers tableaux égyptiens à l'Hôtel George V à Paris. Cette exposition met en valeur l'Égypte Pharaonique et associe cette période à l'Égypte actuelle en présentant les différents symboles au cours des siècles.
Nouvelle exposition au George V sur La Presse, intitulée « La presse et le Signe ». Le bicentenaire de la Révolution Française met en exergue la liberté d'expression. Toutes les revues et les journaux sont valorisés au cours de cette exposition inaugurée par le Maire de Paris, Jacques Chirac. Certains tableaux entrent dans les collections de directeurs de journaux ainsi que dans la collection Wallace aux U.S.A.
Le Conseiller culturel de l'ambassade d'Égypte, le Professeur Ahmed El Borai propose que les travaux d'H.D. sur l'Égypte soient présentés dans son pays. Avec le concours de l'AFAA, des manifestations sont organisées par Olivier Poivre d'Arvor, Directeur du Centre Culturel Français d'Alexandrie, à deux endroits différents : à la Galerie Akhenaton au Caire et au Centre Français d'Alexandrie. L'exposition du Caire est inaugurée par le Ministre de la Culture Égyptien Farouk Osny. Un film est réalisé par la Télévision Égyptienne sur les travaux de H.D. Un livre en français est également réalisé à cette occasion « Égypte en Égypte » (textes écrits par Olivier Poivre d'Arvor et Jean-Louis Poitevin).
Mozart, initié en 1781, a créé « La flûte enchantée » sur le thème de l'initiation à la fois des Maçons et des prêtres en Égypte. Cette source d'inspiration a permis à H.D. de faire des recherches symboliques et historiques et l'a conduit à une série d'œuvres sur papier prenant pour inspiration Mozart, I'Égypte et la Maçonnerie initiatique. Plusieurs expositions en France émaillées de conférences sont alors organisées en liaison avec les autorités locales (Cergy-Pontoise, Château de Fléville près de Nancy, Château d'Entrecasteaux dans le Var, Galerie Huguette Bultel ainsi que Deutsche Bank à Strasbourg).
La Nioulargue était la course la plus prestigieuse au monde des voiliers anciens. Elle se courait à Saint-Tropez en Octobre. H.D. inspiré par cette course réalise de nombreuses œuvres symboliques à l'huile et sur papier sur le thème de la mer et du vent. L'exposition se déroule à la Galerie Découverte de Saint-Tropez. 1993 Maison des Maçons Les travaux phono-sensibles d'H.D. inspirent l'architecte ainsi que les Maîtres d'Ouvrage de la Maison des Maçons de la GLNF à Paris. À leur demande, et en parfaite collaboration avec les décideurs, H.D. réalise trois fresques de grande taille pour les lieux ouverts au public ainsi qu'une installation phono-sensible comprenant quatre tableaux importants.
Le conservateur du Musée de Sainte-Maxime, Mr. de Germond, propose à H.D. de réaliser, à l'intérieur du Musée dont il a la responsabilité, un labyrinthe. Pris au jeu H.D. réalise une série de travaux sur le thème du labyrinthe en prenant ses sources à la fois dans le monde des sciences et dans les cultures scandinaves. L'exposition en forme de labyrinthe où, le monstre, le héros, l'architecte et le risque (car sans ces quatre éléments il n'existe pas de labyrinthe) structurent l'espace, se termine par un tableau miroir phono-sensible. Un catalogue important est réalisé à cette occasion.
À l'occasion de la création du Conseil Régional de l'Oise, le Maître d'Ouvrage et les architectes, Badani et Alain Marcot demandent à H.D. de réaliser une œuvre monumentale. Le projet consiste à interpréter les messages symboliques des 7 religions principales de l'humanité dans le temps et dans l'espace et de les faire réagir non seulement aux actions des spectateurs ou de la musique mais aussi de les faire réagir entre elles. C'est ainsi que les religions de la Méditerranée (Égypte pharaonique, Judaïsme, Christianisme et Islam) et les religions-philosophie d'Extrême-Orient (Hindouisme, Taoïsme, et Bouddhisme) correspondent. L'ensemble de cette œuvre se présente sous forme de sept sculptures phono-sensibles (250 cm x 50 cm x 40 cm) comportant chacune 49 symboles ouverts et fermés, particuliers à chacune des religions. Le jeu des couleurs, elles aussi symboliques, fait varier chacune des œuvres en fonction de toute action sonore. Une œuvre musicale intitulée « Les 7 Piliers de la Sagesse » est créée à cette occasion par le compositeur Thierry Pelicant et jouée lors de l'inauguration. Une grande exposition intitulée « 20 ans de peinture » est organisée lors de l'inauguration des Sept Piliers (49 tableaux et 7 sculptures représentatifs de l'évolution de H.D. y sont exposés). Rencontre du compositeur Thierry Pelicant et du poète Luis Porquet.
Depuis l'an 2000, les 7 pilliers de la sagesse sont présentés par la Caisse Nationale des Monuments Historiques pendant les journées du patrimoine.
À l'issue d'une consultation de l'UNESCO, H.D. réalise deux trophées sous forme de sculpture en cristal au plomb et en calcin de cristal. L'une d'entre elles intitulée « L'oiseau berçant le ciel » est remise à un collectif de femmes du Rwanda à Kigali ; l'autre, intitulée « Tolérance et Non Violence » reste propriété de l'UNESCO à Paris.
Une série de 22 tableaux est réalisée sur les 22 pays entourant Mare Nostrum.
Influencé par une exposition de moines Tibétains travaillant à la réalisation de mandalas avec du sable, H.D étudie puis construit des tableaux synthétiques sur l'au-delà. Les matériaux de base sont des cristaux de sable et des pigments purs. Certains tableaux tibétains, représentant la cité céleste, sont en demi-bosse. La tentative est de réaliser une liaison entre les conceptions bouddhistes de la divinité et l'approche occidentale de la mort. Ces tableaux sont présentés dans leur ensemble à l'exposition d'Elbeuf où H.D est invité d'honneur.
Réalisation d'un livre de poésie avec Frédérico Major (directeur général de l'UNESCO) comprenant 108 poèmes (F. Major) et 32 tableaux d'H.D.). Livre édité chez « Maisonneuve et la Rose ». À l'occasion de la présentation de cet ouvrage au public ,une grande exposition intitulée Vent d'Autan est organisée à l'UNESCO à Paris. Artiste de l'UNESCO pour la Paix.
Partant des œuvres majeures de Goethe,Holderlin,Schiller mais aussi des poètes médiévaux, un travail de recherche sur la poèsie allemande conduit H.D. à une interprétation libre qui rejoint la musique des lieder romantiques. L'ensemble des ces tableaux est présenté au Casino de Baden Baden et à la Galerie Art et Musique de BuhlDu 16 novembre 2000 au 16 Janvier 2001.
Exposition 1ère période : les Villes et les Temples du Soleil : Jérusalem, Karnak, Fez, Istambul, Angkor, et autres cités magiques. Après deux tours du monde, en bateau, en train, en avion et quelques milliers de kilomètres parcourus à la découverte de temples et de musées, un artiste est tenté de retracer les méandres et les moments de ce parcours qui forment autant de souvenir initiatiques. Aujourd'hui Husson-Dumoutier continue son parcours, mais à pied, sur le chemin de Saint- Jacques. « L'âme est au bout des pieds » dit-il. Que reste-t-il de ces visions ? Venise et ses palais engloutis, Syracuse évanescente dans la brume, New York sous la pluie, Chichen Itza un jour d'orage, Thèbes découpée dans la brume naissante, Kyoto dans un été éblouissant…. Autant de visions captées au gré du vent et des humeurs du temps passé. Travaillant comme un alchimiste avec des sables et des pigments purs, Husson-Dumoutier restitue dans la matière l'émotion d'un moment, la lueur d'un vitrail et la poésie d'un quartier. A voir sans modération… Quelques tableaux de cette exposition.
Poursuivant la recherche sur les religions- après les 7 Piliers de la Sagesse, 7 tableaux sculptures phonosensibles illustrant les 7 religions de l’humanité les plus importantes dans le temps et l’espace (1995- Conseil Général de l’Oise)- le temps est venu pour HD d’aller aux sources des religions adamiques, berceaux de la culture méditerranéenne contemporaine : Le judaïsme, le christianisme et l’islam à travers leurs textes fondateurs. Ces trois textes proclament la paix entre les hommes, qu’il s’agisse de la Torah, des Evangiles ou du Coran, et c’est ce thème unificateur que les illustrations vont mettre en valeur. 140 tableaux illustrent chacun des trois livres dont les traductions officielles servent de référence , le texte du rabbinat pour la Torah, celui du Tob pour les Evangiles et la traduction Boubackeur pour le Coran . Au total 420 œuvres pour plus de 4500 pages. A travers les expressions graphiques, les résonances entre les textes apparaissent. C’est l’apocalypse de Jean qui répond aux textes d’Ezéchiel. C’est l’exode qui est repris dans le deutéronome. c’est Moussa (le Moise du Coran) qui revient avec les Tables. Mais loin d’entrer dans une exégèse savante il s’agit non seulement de rendre hommage aux mots et à la musique des phrases, mais aussi grâce aux symboles et aux couleurs, de faire allusion aux artistes récents qui se sont penchés sur les trois religions, comme Chagall ou Matisse, ou anciens comme les grands verriers de Chartres ou les stuqueurs talentueux d’Al Andaluz. Les trois livres seront édités ensemble sous coffret en mars 2003.